Zones à bâtir 2017: surfaces stables, utilisation plus intense

Jeudi, 21 décembre 2017

L’Office fédéral du développement territorial ARE a mis à jour la Statistique suisse des zones à bâtir. Les résultats sont réjouissants: la surface totale des principaux types de zones à bâtir n’a pas augmenté depuis 2012; elle est restée constante. Son utilisation s’est en revanche intensifiée. Actuellement, il y a suffisamment de réserves, notamment dans la catégorie des zones d’activités économiques.

Limiter l’extension des surfaces urbanisées et développer l’urbanisation vers l’intérieur du milieu bâti constituent des objectifs clés du développement territorial en Suisse. Dans cette optique, la Statistique suisse des zones à bâtir 2017 représente une importante source de données. Elle se base sur les géodonnées des cantons, relevées tous les cinq ans. Voici les résultats:

La surface totale des zones à bâtir a progressé entre 2012 et 2017 de près de 3’400 hectares ou 1,5%: de 228’619 à 232’038 hectares. Si l’on considère seulement les cinq affectations principales (zones d’habitation, zones d’activités économiques, zones mixtes, zones centrales et zones affectées à des besoins publics), leur surface totale est restée presque identique. La surface totale des cinq affectations principales englobe 93% de toutes les zones à bâtir. Près de la moitié (46 %) des zones à bâtir sont des zones d’habitation.

La surface des zones à bâtir ayant une autre affectation principale (zones à bâtir à constructibilité restreinte, zones de tourisme et de loisirs, zones de transport et autres zones à bâtir) a augmenté. En raison de l’utilisation d’un nouveau modèle de données, certaines de ces surfaces ont été relevées par les cantons pour la première fois. L’augmentation observée résulte principalement de la méthode utilisée, comme le relève l’ARE.

L’utilisation des zones à bâtir s’est intensifiée. Depuis 2012, le nombre de personnes habitant dans les zones à bâtir est passé de 7,4 à 8,0 millions (+7,9%). Par conséquent, beaucoup plus de personnes vivent sur une surface qui est pratiquement restée constante. La surface moyenne de zones à bâtir par habitant a ainsi reculé de 309 à 291 m2.

L’équipement des zones à bâtir sur le plan des transports publics s’est sensiblement amélioré entre 2012 et 2017. Ainsi, la desserte par les transports publics de qualité très bonne, bonne ou moyenne a progressé de 37 à 41 pour cent.

Depuis 2012, entre 2’100 et 2’500 hectares ont été nouvellement construits. La part non construite de toutes les zones à bâtir est de 11 à 17 pour cent.  Les zones d’activités économiques sont celles où les surfaces non construites sont proportionnellement les plus grandes (taux de 33 à 41%).

Dans l’hypothèse où les zones à bâtir encore non construites seraient utilisées entièrement avec la même densité que les zones déjà construites, elles permettraient au total d’accueillir jusqu’à 1,7 million d’habitants supplémentaires. Il s’agit là d’un calcul théorique, car l’exploitation complète de ce potentiel dépend de différents facteurs: d’une part, les zones à bâtir non construites ne sont pas toujours bien situées, et d’autre part certaines zones à bâtir non construites particulièrement bien situées pourraient être utilisées avec une densité plus élevée.

«Concrètement, il appartient aux cantons et aux communes de piloter la densité des constructions et le développement de l’urbanisation à l’intérieur des zones à bâtir», affirme l’ARE dans son communiqué de presse.

Davantage d’informations sur www.are.admin.ch/zonesabatir